Carthagène à Barichara – COLOMBIE

17 avril 2020 2 Par lesalmeiriques2019

Du 4 Mars au 24 Mars 2020

4 Mars : nous arrivons à Carthagène par la mer, première impression, très américanisé, nous voyons des gratte-ciels de la marina, nous attendons plus de 3h pour récupérer nos passeports (pas de bol un ferry avec 3000 personnes à bord était arrivé juste avant nous). Maintenant on est rodé, on a appris à être patient, à voir les choses avec philosophie. Après avoir récupéré nos passeports, nous prenons un taxi et direction l’appart-hôtel que nous avons réservé. Nous sommes exténués après ces 5 jours en mer, une bonne douche, du repos en attendant l’arrivée de Benji qui est prévu le 6 Mars.

5 Mars : nous visitons Carthagène des Indes qui est une ville portuaire située sur la côte caribéenne de la Colombie. La vieille ville fortifiée se trouve en bord de mer et a été fondée au XVIe siècle. Nous flânons dans le centre historique avec ses belles places, ses rues pavées et ses bâtiments de style colonial colorés. C’est une ville du soleil, une ville de fête. La musique résonne dans les rues, à chaque coin, une limonade fraîche et fruits frais sont vendus aux passants et les vendeurs ambulants tentent de vous fourguer leurs chapeaux à bas prix. Notre visite s’écoule au rythme de la recherche de l’ombre. Nous nous baladons dans le quartier historique magnifiquement préservé, entouré des remparts de l’ancienne citadelle rappelant que la ville était l’un des ports les plus importants de l’empire colonial espagnol. Malheureusement Bernard ne sera pas avec nous car il doit s’occuper des papiers de Benji.

6 Mars : Nous récupérons Benji, qui est en parfait état, pas de casse, nous sommes contents. Maintenant reste plus qu’à tout ranger et prendre la route pour de nouvelles aventures.

7 Mars : le rangement étant fait, nous reprenons la route dans l’après midi. Une longue route nous attend, nous avons 550 km avant d’arriver à l’Area Natural Unica Los Estoraques.

9 Mars : Visite de l’Area Natural Unica Los Estoraques, c’est une zone protégée de 6 km², l’une des plus petites de Colombie, se caractérise par d’impressionnantes formations de grès brun dressées vers le ciel, colonnes, piliers d’érosion et grottes sculptées au fil du temps par les précipitations et les mouvements sismiques. Nous avons apprécié la balade, d’autant plus que nous étions tous seuls dans le parc. Nous avons aussi visité le petit pueblo de la Playa de Belén qui est très mignon, toute l’architecture, les rues, les trottoirs semblent soigneusement pensés, jusqu’aux pots de fleurs qui ornent l’extérieur de chaque maison.

10 Mars : nous reprenons la route en direction du Parc National de Chicamocha.

11 Mars : Nous descendons dans le canyon de Chicamocha, nous avons fait 12 km à flan de montagne jusqu’à Cépita, c’est juste splendide, des paysages impressionnants. Nous mettrons quand même 1h30 pour faire 12 km mais ça valait le coup. Nous remontons en milieu d’après midi pour aller à Barichara.

12 Mars : Nous commençons par la fameuse randonnée « camino real », d’après le guide elle est spectaculaire, nous n’avons pas trouvé cela extraordinaire, hormis le fait de faire une randonnée jusqu’à Guane (petit hameau très mignon). Bon, nous avons tout de même marché 4.5 km.

Pour le retour nous prenons un colectivo pour revenir à Barichara. L’après midi nous visiterons la petite ville super mignonne, qui est une cité coloniale, elle présente des rues pavées et des bâtiments blanchis à la chaux au toit de tuiles rouges qui semblent aussi neufs qu’à leur construction il y a de cela 300 ans.

13 Mars : Avec les copains de voyage, nous décidons tous ensemble de faire du rafting, sans moi bien sûr ce n’est pas mon truc, moi je préfère le baby sitting (Adèle et Victor qui sont adorables comme tout). Ils partent tous faire du rafting sur le Rio fonce, apparemment c’était une petite balade tranquille, même Julyan aurait voulu que ce soit plus rapide. Ils ont tellement apprécié qu’ils décident de faire le lendemain à nouveau du rafting sur le Rio Suarez à San Gil mais à un niveau beaucoup plus supérieur avec beaucoup de rapides, avec des sensations fortes…. malheureusement Julyan ne pourra pas y aller car trop petit. Les grands ont adoré.

15 Mars : nous prenons la route vers Villa de Leyva, nous faisons une halte à mi-chemin dans un hôtel avec piscine qui fait aussi camping. Nous commençons à ressentir la réticence des colombiens par rapport aux français, la personne nous demande depuis combien de temps on est en Colombie. Nous lui expliquons que ça fait 8 mois que nous sommes partis de France, le monsieur se sent plus rassuré.

16 Mars : nous décidons de changer notre itinéraire, car les frontières commencent à fermer ses portes à cause du Covid19, de ne plus faire de visite touristique, de rester dans un endroit confiné, nous traçons jusqu’au Camping Bonanza (Kika et sa famille) à coté de Silvia, nous mettrons 2 jours pour faire la route mais nous sommes bien arrivés.

17 Mars : Arrivés chez Kika et sa famille, des gens supers sympas, nous allons restés 15 jours confinés dans un premier temps, et nous aviserons au fur et à mesure. Bien évidement nous sommes plusieurs camping-cars français, nous respectons les consignes d’hygiène et attendons patiemment. Nous profitons pour nettoyer à fond notre Benji, pour faire l’école, lire, regarder des films.

24 Mars : une semaine après le confinement, nous prenons la décision d’arrêter notre voyage dû à la pandémie du coronavirus. Nous sommes un peu déçus car il y a un sentiment de voyage inachevé, on attendait tellement de l’Amérique du Sud, c’est notre rêve qui est parti en fumée. Nous prenons nos billets d’avion, et c’est parti pour une course folle, pour tout ranger, se préparer psychologiquement, nous avons que quelques heures avant de prendre l’avion… En début d’après-midi, nous faisons les adieux à toutes les familles et nous prenons un taxi qui nous emmènera à l’aéroport de Popayan, sur la route nous aurons un contrôle de police, heureusement nous avions un laissez-passer de l’ambassade. Nous prenons l’avion vers Bogota, puis Bogota – Paris. Nous sommes tristes et contents à la fois, angoissés, pressés de retrouver notre nid douillet et d’un autre côté nous nous demandons si nous avons pris la bonne décision, les risques que ça comportent, tout se bouscule dans notre tête. Mais bon on l’a fait nous sommes bien arrivés chez nous, ce fût long mais sans encombre…

Je vous laisse découvrir les photos. Si cela vous plaît n’hésitez pas à nous encourager en vous abonnant à notre blog, notre chaîne YOUTUBE ainsi que INSTAGRAM.

Carthagène à Barichara

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